Le blog de Marcel

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Tag - communication

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jeudi, mai 13 2010

Télé-Banquier

Il y a de cela un mois, l'un de nos patrons envoyait un mail très évasif à tou-tes les salarié-es. Des visiteu-ses/rs seront dans nos locaux demain. Pas plus de détails. Bien, on a l'habitude, et ça doit pas être trop important si on a pas de détails. Mais bizarrement, le lendemain, c'était une équipe de télé complète qui était présente pendant toute la journée. Un caméraman, un prenneur de son, 5 ou 6 autres personnes courrant derrière.

On aura pas plus d'informations dans la journée. La secrétaire nous parlera de "l'équipe de télé". Bon, ça semblait finalement assez standart qu'une télé poubelle s'intéresse à une entreprise poubelle. À l'époque où je regardais les informations télévisées, et bien il y avait souvent des reportages dans des entreprises pour montrer leur super nouvel aspirateur révolutionnaire inventé par le super entrepreuneur régional. Bref, j'ai fait gaffe de pas passer devant la caméra, et les patrons ont fait gaffe que je ne passe pas devant. Au moins, il devait y avoir consensus là dessus.

Mais voilà, aujourd'hui, un patron vient donc nous voir avec un DVD entre les mains. "Vous pouvez le convertir en fichier vidéo et le mettre sur le serveur de fichier" ? Entre nos mains attérit donc le précieux DVD. Sur la jaquette : le logo de la Commerzbank. Le sous titre est encore plus beau : "La reprise en temps de crise : sans crédit ?"

Naïf, je me dis que notre patron veut sûrement nous initier au réalisme économique par un nouvel outil pédagogique pour les masses, fourni par les banques elles-mêmes. Parceque oui, qui mieux que les banque pourrait expliquer au populo les règles suprèmes qui régissent le monde. L'église a fait son temps, les banques la remplacent lentement. Dans les deux cas, les règles sont imuables.

Mais bon, je m'égare. Au dos du DVD est précisé sa durée : 3 minutes 20. Un peu court pour faire de l'initiation à l'économie de marché... Le doute s'installe. En insérrant le DVD dans le lecteur, tout s'illumine. La première image est un collègue tourneur-fraiseur à sa machine.

Le choc est brutal. L'équipe prétenduement télévisée pour laquelle certain-es salarié-es ont accepté d'être filmé à leur poste de travail est en fait commandé par la banque, qui fût l'origine des mesures scélérates dans la boite il y a plus d'un an. Je le rappelle souvent, mais c'est important, alors voilà le rappel des faits.

Décembre 2008, le mois de travail est déjà bien entammé, la crise financière est à la une de tous les journaux, les patrons convoquent une réunion de tou-tes les salarié-es, et annoncent que la Commerzbank a une clause du contrat de crédit lui permettant de retirer son prêt de 2 Millions d'euros si le bilan financier de l'entreprise pour 2008 est dans le rouge. Conclusion des patrons, il faut que le bilan soit positif, et comme il ne reste que 15 jours avant la fin de l'année, la solution simple consiste à ce que tou-tes les 80 salarié-es renoncent à leur salaire du mois en cours, et continuent à travailler gratuitement pour sauver l'entreprise. À l'exception de Marcel, tou-tes ont fait le geste. C'est beau la solidarité avec une banque.

On apprendra dans le mail annonçant la vidéo, que celle-ci a été diffusée devant plus de 100 grosses pointures de l'Allemagne. Le secrétaire d'état, des gros patrons/banquiers, des députés, quelques ministres, ...

C'est intéressant de voir la transparence de la communication. On nous informe que notre trogne aurait pu être vu par un ministre après coup. En même temps, l'équipe de tournage a bien pris soin de n'interviewer aucun-e salarié-e. Parceque bon, ça fait bien un patron au milieu des ouvriers qui discute avec un banquier, mais faudrait quand même pas que les populos ouvrent leur gueule.

Le montage est digne de la plus belle propagande. Un patron et le banquier se promènent dans les couloirs de l'enteprise, discutent l'air détendu (mais on entend pas ce qu'ils se disent). Le banquier, que personne n'a jamais vu à part les patrons fait semblant de saluer les salarié-es à travers les portes ouvertes. On le voit même entrer dans le bureau des informaticiens comme si il était chez lui. Parce oui, c'est un banquier proche des travailleu-se/rs, qui est à l'écoute des petites gens !

Quand on arrive à faire bosser 80 personnes gratos pour s'assurer des profits maximum, c'est vrai qu'on peut quand même considérer les employés comme ses sujets et les bureaux comme son royaume... Le retour du servage par voix de banquier.

On apprendra au cours des interviews, que malgré la crise, l'entreprise est en croissance. De 80 avant la crise à 50 salarié-es aujourd'hui, il serait bon de réviser les cours de math de 4eme.... Mais bon, c'est vrai que le patron gonfle un peu les effectifs, devant la caméra. C'est peut être simplement la preuve qu'il ne sait pas compter. Sinon, mon patron préféré expliquera aussi que la croissance de l'entreprise est limité parce que les banques n'ont pas le droit de lui donner assez d'argent. Encore une saloperie de réglementation qui empêche la libre entreprise à faire sauter ! Et moi qui avais cru que l'entreprise ne pouvait pas croitre, parcequ'elle avait été mal gérée... merci à la pédagogie en DVD !

Les patrons nous ont toujours pas bien expliqué les bénéfices d'une telle mascarade, mais ils précisent que le fait d'avoir accepté cela permet d'améliorer le travail futur avec la banque. La commerzbank est une banque humaniste. Rappelons quelques faits. En temps de crise, elle investit massivement pour soutenir la guerre en Afghanistan, il y a quelques semaines, elle manipule les élections de son conseil d'entreprise pour évincer des délégués du personnel trop ennuyeux. Ces derniers temps, on a remarqué qu'elle s'était plutôt bien engraissée sur le dos de la crise en Grèce.

Elle devrait se souvenir, que là bas, les banques, on les brûle

lundi, avril 26 2010

Manager syndical

Depuis la démission d'un de mes collègue, je me suis découvert un nouveau métier. Je ne sais pas si ça existe déjà, alors j'ai trouvé un nom pour ça : "manager syndical". Certes, on est pas lié à un syndicat, mais je trouve ça rigolo de reprendre le concept très néo-libéral du "manager personnel" qui permet à chacun-e de savoir se vendre au mieux, dans le secteur de la lutte des classes.

Le travail consiste donc à faire du conseil personalisé pour affronter au mieux la hierarchie et la direction dans sa vie de tous les jours. Bon, j'ai pour l'instant un seul client et il a démissionné, mais voilà que je viens d'être replongé dans mon rôle de manager...

Pour des raisons obscures, mon collègue démissionnaire n'a toujours pas été remplacé. Il semblerait qu'aucun-e personne compétente ne se soit présenter pour le poste. La personne embauchée pour le remplacer n'a pas survécu à la première semaine. J'ai pas eu le temps de le connaitre, et on aura eu aucune explication trop détaillée. Tant pis. Ça fout la merde dans le service, et c'est rigolo à regarder. Si on prend pas soin de ses salarié-es et bien on fini par le payer.

Bref, le poste est vacant, et le collègue démissionnaire a téléphoné à notre chef la semaine dernière pour avoir sa lettre de recommendation. De fil en aguille, et en l'absence des conseils de son manager syndical personnel, mon feu-collègue à expliqué à mon chef que son nouveau travail n'était pas si formidable que ça, et ils sont arrivés à l'idée d'un retour chez papa. Pas con, mon chef à entamé la négociation en lui présentant cette perspective comme si il s'agissait d'une faveur qui lui serait faite. "Si tu es gentil et que tu nous donne la réponse dans 2 jours, et bien on pourrait songer à te reprendre. Mais aux conditions que tu avais avant." Sachant que le feu-collègue est parti officiellement parcequ'il était payé au lance-pierre, et que son nouveau boulot est payé 30% de plus pour moins d'heures de travail, ça fricotte déjà limite avec l'insolence. Mais bon, comme dit, "ils ne sont grands que parceque nous sommes à genoux.", et parfois mon feu-collègue est plutôt à genoux...

J'ai donc eu le privilège de réaliser un support téléphonique d'un type particulier, de 2h ce week-end. La Hotline-Marcel en quelque sorte. Mon feu-collègue me présentait donc sa stratégie : répondre à toutes les attentes du patronat et de la hierarchie, pour pouvoir avoir la chance d'être repris. Un autre salarié auquel il avait parlé et connaissant un peu le caractère de cochon d'un des patrons, et son habitude à tout prendre personnellement, lui conseilla même de l'appeler directement pour lui dire qu'il avait fait une erreur en démissionant afin de l'amadouer... Au final, j'ai essayé de lui montrer qu'il était en posistion de force et qu'il pouvait négocier, et imposer ses règles et son tarif. Comme je connaissais un peu sa tendance à se coucher devant la pression, et à groner après, je lui ai proposé d'envoyer un mail avec ses conditions, plutôt que de téléphoner... Après 2 heures de discussion, on est passé de la position rampante à la position à genoux. Belle progression ! Je lui avait conseillé de ne pas appeler avant 18h, histoire de voir si ils allaient l'appeler, et de montrer que finalement son nouveau travail n'est pas si mal, et que c'est lui qui veut bien consentir à faire une faveur à la boite en revenant.

Bon, aujourd'hui me voilà bien désavoué en manager. Certes, je le savais, mais quand même !. Mon feu collègue à appelé mon chef au petit matin. Résultat, mon chef nous a présenté pendant le meeting hebdomadaire la situation à sa manière. "X est parti essentiellement pour avoir un plus gros salaire, et il idéalisait les autres boites. Maintenant il veut revenir pour travailler dans les mêmes conditions qu'avant. Il a beaucoup de chance que son remplaçant n'ait pas tenu longtemps, donc on peut lui offrir la chance de revenir parmis nous ! Notre boite est quand même formidable !". Voilà. Effet garanti. La preuve vivante de la supériorité des conditions de travail chez nous doit tous nous éblouïr. Si jamais cette idée sogronue trotait dans la tête de certain-es, la voilà éradiquée !

Après avoir informé mon disciple des quelques nouveautés je me risque tout de même à quelques nouveaux conseils avant qu'il n'appelle le patron. Nouvel échec. L'argument est répété, le patron énervé. On lui fait une fleur si on le laisse revenir, et faudrait qu'il commence à comprendre. On ne négocie pas la charité !

Les LIPs avaient bien raison : "le patron a besoin de toi, tu n'as pas besoin de lui !". Dommage que tant de monde l'ai oublié.

jeudi, août 20 2009

SPD : enfoiré-es

Bon, j'avoue que le titre peut paraître un peu lointain de mon monde du travail, mais vous allez comprendre.

Mon patron préféré a envoyé un mail à tou-tes les salarié-es aujourd'hui, pour nous annoncer des visiteu-ses/rs demain. On commence à être un peu habitué-es, et généralement, ce genre de mail ne contient qu'un simple "comme d'habitude !", puisque chacun-e sait déjà qu'il faut être sourillant, cacher la misère sous le tapis et fermer les portes secrètes.

Mais là, oh surprise, le mail d'information est très long. C'est qu'il s'agit d'un cas exceptionnel, le candidat local du SPD pour le Bundestag vient voir comment se portent les entrepreuneu-se/rs locaux. C'est gentil ! Donc notre gentil patron qui reçoit la visite d'un gentil candidat social-démocrate nous rappelle qu'il n'est pas question que l'entreprise s'affiche comme soutenant un parti quelqu'il soit. Il est juste question d'avoir des contacts haut placés qui "ont une influence non négligeable sur l'attribution des budgets et des marchés publics". Bref, on les reçoit avec le sourire, comme ça ils rempliront le caddie chez nous. N'oubliez jamais, la politique ça sert avant tout à faire tourner la boutique.

Quelques petits détails se rajoutent aux conseils usuels. Il est de bon ton de ne pas parler de nos problèmes à ce politicien, car la presse-bourgeoise qui le suit pourrait en prendre bonne note, ce qui aurait pour conséquence malheureuse de donner des informations à la concurence. Et hop, voilà comment on utilise une clause de confidentialité d'un contrat de travail pour en faire un outil de censure politique. J'avoue, je n'avais pas vu la subtilité en signant mon contrat de travail, et je dois dire que c'est du grand art !

À côté de ça, il est rappelé pour c-elles/ux qui n'auraient pas compris, qu'il est impératif de garder le silence radio sur les mesures scélérates et éviter les questions de "la crise". En même tant, à quoi bon... Parceque n'oublions jamais : les sociaux-traitres ne changeront de toute manière jamais rien à la vie des travailleu-se/rs, alors ça sert donc à rien qu'ils sâchent qu'on en chie... Et puis d'ailleurs, si ils/elles s'en inquiétaient vraiment, ils/elles auraient pris rendez vous avec les salarié-es, pas avec les patrons...

Si il y avait un syndicat dans la boite, on aurait pu faire une petite opération 2 pour le prix d'un : taper sur le SPD et sur les patrons en un seul coup. Mais là, je crois que je n'ai pas trop le courage de m'y lancer tout seul...

En tout cas, pour moi le SPD vient de confirmer dans quel camp il se trouve, qu'il y crêve.

jeudi, juillet 23 2009

Aux revoirs

Ça y est. Ce qui plannait depuis quelques mois au dessus de nos esprits est tombé dans la réalité.

J'ai reçu un mail la semaine dernière de mon homologue de "la filiale". Il vient de recevoir officiellement sa lettre de licenciement. Dans 1 mois et demi, il ne sera plus des notres. Il m'a aussi prévenu que l'autre survivant du département informatique sautera en septembre. Bref, plus aucun-e informaticien-ne en perspective dans la filiale. Il ne précise pas trop les détails, mais il me dit qu'il faudra penser à comment organiser ma reprise de son travail.

Mon empire s'étend. Si j'étais imperialiste, je suis sûr que ça m'enchanterait, mais comme je suis plutôt pour le partage du travail, et bien c'est pas super réjouissant.

J'ai reçu ce mail alors que mon chef était en vacances. À la réunion après son retour, on a évoqué la question et il était un peu surpris et ne comprenais pas bien. Incroyable. Le dévot de l'entreprise, salarié depuis le début et ami de la direction, n'avait pas été prévenu de cette information le concernant quand même beaucoup ! Mais non, il n'y a pas de problème de communication dans la boite !

Bref, on s'approche donc lentement de l'objectif "noyau dur" pour la filiale, soit 75% de réduction des effectifs... Mais là, c'est bizarre parceque je vais officiellement voler le travail d'un collègue. Comment réagir face à une demande comme celle là ? Pourquoi les patrons ne m'ont pas prévenu directement de leur décision de virer le collègue et du fait que je devrais reprendre son travail ? Pourquoi ont-ils demandé au collègue en question de me prévenir ? C'est étrange, mais j'ai tendance à croire qu'ils ne se sentaient pas trop de venir directement me voir, de peur de ma réaction... Bref, je vais devoir aller la semaine prochaine visiter pour la première fois cette filiale, et me faire expliquer le travail de mon futur-ex-collègue. C'est vraiment une situation pas très confortable, mais mon homologue m'a dit qu'il avait trouvé un autre boulot intéressant.

L'avoir prévenu un peu avant aura quand même peut être servit un peu... En tout cas, la semaine prochain aura lieu la prochaine réunion des salarié-es, et j'ai hatte d'entendre les explications sur "la filiale".

jeudi, juin 18 2009

L'art de la communication

Aujourd'hui, la direction nous a informé d'un whitepaper à lire, concernant notre stratégie de communication vers l'exterieur. L'art du mensonge reviens, mais là il est imprimé noir sur blanc.

Quatres pages pour résumer ce que le public à le droit de savoir, mais surtout d'ignorer. Je ne résiste pas. Je saute sur le document dès qu'il arrive dans ma boite aux lettres. Avec un café et une gauffre, c'est un régal au petit déjeuner.

Le document se décompose en 4 parties :

  • La motivation d'un tel document
  • les points important à faire passer
  • les faits importants
  • une foire aux questions

Ce document est nécessaire parceque nous avons de nouve-lles/aux salarié-es. J'en suis ravis. Mais je crois que c'est surtout parceque nous avons des ancien-nes salarié-es, et qu'il faut nous rappeler que ça ne doit pas se savoir. Je continue et je lis que la firme grandi fortement. À part dans les mesures scélérates, les licenciements et le temps partiel imposé, je vois pas trop ce qui a grandi. Mon salaire a plutôt rétréci pour sa part, mais bon, si les patrons disent que l'entreprise grossi, je veux bien les croire... peut être parlent-ils de ses dettes ? Je continue. Oh, ça devient intéressant. "Rassurer les marchés". Bon, j'avoue c'est pas écrit comme ça, mais c'est comme ça que je comprend "Donner une image uniforme et prévenir l'insécurité du marché". L'uniforme, c'est vrai que ça rassure les marchés, mais c'est une autre histoire...

On en arrive aux points centraux de la communication d'entreprise. Irradier sa confiance dans la stabilité de l'entreprise, voilà le point central (et donc, ça va rassurer les clients et le marché...). Nous sommes fort, et en bonne santé ! En lisant ça, ça donne envie d'aller demander une augmentation... Un peu plus loin pour les distraît-es, on en reprend une couche. "Présenter l'entreprise comme une modèle de réussite de croissance". Wahou, rien que ça. Éviter d'utiliser les expressions comme "Start-up" ou "petite entreprise". D'orénavent, j'utiliserai "End-Down" pour décrire où je travaille. Parce que décidément, on va finir très bas. Je continue ma lecture... Il est de bon ton lorsque l'on discute avec des client-es de préciser que notre entreprise n'est pas en bourse, parceque de nos jours, être en bourse c'est mal vu, et surtout les gens ont compris que la bourse, ça fait couler les boites. Si je comprend bien, nous avons donc échappé à la crise et nous avons réussi une croissance stable car nous ne fricottons pas avec les marchés financiers ! Certes on n'est pas en bourse, mais lire ça, ça chatouille quand même un peu.

Le contenu étant bien défini, on arrive à ce qu'ils appellent les "faits clés". J'ai quelques relents de café, mais je reprend un biscuit pour continuer la lecture. Beaucoup de blabla. 10% du capital appartient à une banque, le reste aux patrons. Très bien, ça permet d'avoir en tête où sont les intérêts de chacun-e. On y apprend aussi qu'on est une boite de 70 salarié-es. Je ne résiste pas à la lecture de cette information, et je retourne jeter un oeuil sur ma liste téléphonique. Bon, c'est arroni à une dizaine au dessus. Si on prend tous les gens en congé parental, en demi-poste imposé, et bien ça fait une beau chiffre bien gonflé. Ah oui, et ils ont fait le document en juin, comme ça on peu compter encore dans la filliale le double des salarié-es qui y seront plus le mois prochain car ils ont déjà été licencié-es.

On continue avec du blabla et ça fini par une information intéressante : la boîte est profitable et investit dans sa croissance. Elle ferait mieux d'investir dans des conditions de travail décentes pour ses salarié-es. Aller, encore une petite blague pour finir. Si lors d'un salon, quelqu'un-e prétend vouloir travailler chez nous, il faut lui dire qu'il y a des postes à pourvoir. Vous avez un doctorat ? Vous voulez jouer avec de la haute technologie ? Venez faire un stage gratuitement chez nous pour vous épanouïr dans votre vie !

C'est rigolo, ce document s'appelle "Juin 2009 : les faits". Moi j'aurais appelé ça "2009 : L'effet du joint".