Je n'aime pas les patron-nes, vous l'aurez bien compris. Par contre, il y a aussi pas mal d'autres choses que j'aime pas. Parmis elles, les consultation chez le médecin. À la base, essentiellement parcequ'ils/elles servent de mac au pharmacien-nes, qui nous filent des médocs inutiles quand un bon grog et 3 jours à glander seraient bien plus efficaces.
Mais bon, le système de sécurité sociale nécessite l'obtention d'un joli papier du médecin pour pouvoir faire l'usine buissonière. À la bonne heure. Jusqu'à maintenant, j'ai toujours limité mes absences maladie à une journée pour éviter d'aller voir un médecin. C'est accepté par mes patrons qui sont gentils^Wcalculateurs, et qui savent que c'est moins cher d'être absent 1 jours sans ordonnance, que 1 semaine avec.
Cette fois-ci, un défaut de fabrication m'a demandé un petit contrôle technique par un professionnel. Dans la pratique rien de bien grave, juste besoin d'économiser un peu mes mouvements.
Après une description de 40 secondes des symptômes et de la cause de cette douleur, le médecin m'a demandé si 3 jours d'arrêt maladie me convenaient. J'aurais presque trouvé ça un peu trop, mais bon, c'est elle le médecin ! Un renvoi vers une specialiste, et je ressors avec une belle ordonnance : m'acheter des nouvelles chaussures ! J'aurais simulé, ça n'aurait pas coûté plus.
Cette expérience à un peu changé mon préjugé des médecins. Ils s'approchent à mon sens plus des travailleu-ses/rs socia-les/ux que des dealers de médocs. Face à e-lles/ux, des gens victimes d'une précarisation de plus en plus forte et de conditions de travail de plus en plus mauvaises, qui en l'absence de mouvements sociaux forts pour régler ces questions, la règlent à un niveau individuel par le biais des médecins. Pour beaucoup, le simple fait d'aller voir un médecin et de simuler une douleur est déjà le symptôme du stress généré par le travail, et de ce fait légitime l'obtention d'un arrêt maladie.
Dans ma boite, toutes les personnes embauché-es depuis les dernières années ont un nombre de jours de congés par an très proche du minimum légal. Et ça, peu importe leur âge. Dans cette situation, des parents ne peuvent partir en vacances en été avec leurs enfants, que si ils n'utilisent aucun jour de vacances dans le reste de l'année. La seule solution pour éviter la folie où la dépression deviennent les congés maladie.
Qu'on ne vienne pas me parler d'abus du système de santé. Les parasites dans l'histoire c'est les patrons. Moins ils donnent de congés payés, plus l'état de santé de leurs salarié-es nécessite des arrêts de travail payés par l'assurance maladie. Bon calcul, on externalise le coût des congés dûes. Comme beaucoup de travailleu-ses/rs sociaux, les médecins résistent avec les outils à leur disposition. Merci à e-lles/ux.