L'autre jour, on a eu une la fameuse réunion trimestrielle du personnel.

J'y suis allé un peu les mains dans les poches, ça doit être l'effet de l'été et l'ambiance de vacance qui me colonise la tête... J'aurais bien voulu préparer cette réunion un peu mieux, parceque par les temps qui courrent où les grévistes français-es menancent de faire sauter leurs usines quand on leur propose de la merde, ou quand des salarié-es chinois, tuent celui qui voulait virer 30 000 employés d'un seul coup, et bien rappeler que les salarié-es d'ici pourraient s'en inspiré aurait été du plus bel effet.

Mais quelque part, ouvrir ma gueule à chaque fois pour le sport, ça fini par me marginaliser un peu... tout le monde s'y attends, et finallement, ça ne les surprend plus.

Avant d'entrer dans le calendrier comme l'arrivée du lapin de pâques, et bien j'ai fait cette fois-ci la grève du coup de gueule. Y'a pas de raison que ça soit toujours mois qui m'y colle. J'ai passé la réunion du fond de la salle, en prenant un malin plaisir à observer les sous-chefs qui se demandent sur quel angle je vais attaquer, et les patrons transpirer en me regardant les fixer...

Et bien c'est pas brillant. Pas un guiluguili sous le pied des patrons. Rien. J'avais bien l'impression que certain-es collègues n'étaient pas bien convaincu-es, mais les courbes sur un magnifique power point ont donné raison à ceux qui les ont mises en forme.

Les patrons nous ont donc expliqué avec joie que nous étions en bonne santée -courbes à l'appuis-, car au dessus du pire cas (qu'ils ont défini eux même aussi), et que les concurrents virent à tour de bras. Réjouissons nos, nos concurrents mettent au chômage !!! En regardant la petite étincelle dans les yeux des sous-chefs du département vente, ça donnait quand même bien la gerbe. "Formidable, le concurent à fermer une de ses branches de développement et virer tout le monde ! On va pouvoir lui voler des marchés !". Il ne faut jamais oublier, le concurrent est toujours responsable de la mauvaise santé chez nous. Ça vole haut.

Passons. Un powerpoint remplis de chiffres, sauf un type de donnée pourtant essentielle : ceux en rapport avec nous, les salarié-es. C'est vrai que faire une courbe qui montre la diminution du nombre d'heures travaillés par 2, ou qui montre une réduction lente mais durable du nombre de postes, ça fait moins bander.

Pour la prochaine, je préparerai le double de questions vicieuses pour me rattraper. J'ai hâte !