Big brother, c'est moi
Par Marcel le mardi, mai 19 2009, 10:41 - Licenciement - Lien permanent
Aujourd'hui, nous avions une réunion d'administrateurs système. On a ça toutes les semaines pour que le chef du département informatique surveille notre travail. Officiellement c'est pour discuter collectivement des problèmes et des projets, mais en pratique, c'est que mon chef aaaaaaaaaaaaime le contrôle. Aujourd'hui, il sortie la massue.
Nous avons mis en place un serveur de discussion instantané interne, pour que les informaticens échangent plus rapidement sur des petits trucs. On s'est ensuite dit que ça pourrait être utile pour d'autres et mon collègue l'a installé chez ses utilisat-rice/eurs du marketing (comme ça ils/elles l'appellent pas à chaque fois qu'ils/elles ont un problème). Mais arrive la question du "le patron va pas être content". Effectivement, un des patrons a peur que ce chat interne réduise la productivité de ses esclavessalarié-es. Mon chef a alors eu une idée de génie. Il suffit d'enregistrer L'ENSEMBLE des discussions inter-salarié-es sur le serveur, et comme ça, et bien si il y a des utilisations abusives on le saura. J'ai donc la mission de trouver si notre logiciel serveur de messagerie instantanné peut être configuré dans ce mode. Forcément, comme c'est un logiciel libre, et bien c'est assez facile d'écrire des ajouts qui intègrent cette fonctionnalité. J'ai donc recherché, et j'ai trouvé quelque chose qui peut faire ça. Après avoir discuté avec mon collègue, il trouve aussi que c'est une idée de merde. Je vais donc informer mon chef que oui, ça existe mais que je ne le metterai pas en place. On verra comment ça se passe. Je sens que je vais entrer dans une période très conflictuelle au travail...
Après cela, nous avons discuté de la filiale. J'ai donc appris en évoquant les projets que j'avais discuté avec mon homologue de cette dernière, que des postes allaient encore sauté, et qu'ils fallait pas trop se projeter dans l'avenir. J'ai appris par la même que je devrais récuper tous les accès à leur serveurs prochainement... En traduction : mon homologue va sauter. Pas de bol, avec lui on communique de manière chiffrée. Je l'ai donc gentillement prévenu de se méfier, et que les patrons allaient prochainement lui demander de me filler tous les accès. J'espère qu'avec cette petite prévention, ils auront le temps de prendre contact avec un syndicat et faire chier un peu mes patrons.